<>Atelier Raku  


L'ajout de sciure sur la pièce chaude provoque des combustions spontanées

Toutes les photographies de ce reportage ont été prises à l'atelier de poterie de Valbonne. Les procédés qu'on y emploie illustrent bien la différence d'approche des occidentaux : là où le raku traditionnel japonais n'utilise que des fours à bois de petite taille, nous employons (de manière assez classique en europe) un four à gaz -du simple propane-. Là où les japonais préfèrent un refroidissement à l'eau -voire au thé vert, pour les kuroraku, ou raku noir-, nos refroidissements sont faits la plupart du temps dans la sciure de bois. Et si le raku traditionnel prévoit une cuisson autour de 800°C, les émaux que nous utilisons permettent d'atteindre des températures plus élevées.

Une pièce s'enflamme au contact du papier journal
Une pièce s'enflamme au contact du papier

La pièce est sortie du four à l'aide d'une longue pince métallique. Elle est incandescente, mais on devine les couches d'émaux par leurs dégradés d'oranges et de rouges.

On la pose aussitôt sur ce qui va hâter son refroidissement : un lit de sciure, ou encore du papier journal comme dans la photo ci-dessus. Parfois on la laisse aussi à l'air libre... Dans tous les cas, le contact avec la matière combustible provoque immédiatement des flammes, ce qui dans la pénombre du crépuscule rajoute à l'esthétique de la technique elle-même.

Ci-contre : même après quelques minutes de refroidissement, la pièce doit encore être manipulée avec des pinces.

 Suite...